L’éditorial de saison

L’Automne

A l’heure automnale où la durée du jour commence à s’éclipser devant la présence plus forte de la nuit, la Nature nous invite à nous retirer dans notre obscurité personnelle. Cependant, loin d’être une période de passivité, ces instants, tels des crépuscules, se révèlent être des passages quasi thérapeutiques, où le silence extérieur vient nourrir l’émergence de notre perception intérieure.

Avant de marcher, il faut apprendre à se tenir debout. Avant de faire et construire, il faut déjà être, ce qui signifie entendre et écouter nos aspirations intimes qui peuvent se traduire par par des pensées inhabituelles, des messages de notre corps, ou bien encore des rêves personnels qui sont certainement des messages de notre imagination pour réveiller notre créativité.

Notre capacité d’imaginer et de rêver est peut-être une perception naturelle de ce qui peut réellement exister dans notre vie. Si nous écoutons nos rêves, nous leur donnons la possibilité de passer de l’état du possible à l’état du réel.

Nous rêvons ce que nous sommes déjà en potentialité et prendre le temps de rêver est une démarche très active qui devrait occuper une place importante dans nos emplois du temps. Cela nécessite un certain recul voire un isolement pour pouvoir entendre notre juste voix, capter notre juste fréquence sans être brouillés par les nuisances extérieures représentées par notre entourage, mais aussi par nos propres pensées, raisonnements, habitudes, jugements, peurs…

Notre imagination nous permet de choisir les chemins de notre vie et pour réaliser nos projets, nous devons les dessiner, les visualiser. De la même manière, nos rêves expriment déjà notre réalité. A nous de les libérer et de les créer dans le monde de la matière, pour nous libérer de nous-mêmes.

Mme Corjon

Besoin d’un renseignement ?